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lundi 27 février 2012

Vik Muniz

Je tenais a vous faire découvrir cet artiste que j'admire tout particulièrement, et qui m'a littéralement scotché avec son oeuvre "les poubelles de Rio".
 On croyait cerner Vik Muniz en petit malin de l’art contemporain. Depuis une vingtaine d’années, l’artiste brésilien reproduit photos et toiles célèbres à l’aide de confiture, de confettis ou d’ordures, puis les photographie avant de les détruire. Il y a eu la Marilyn de Warhol en sang de synthèse, une Marlene Dietrich en tapis de diamants, un portrait de Chuck Close, maître de la photo composite, rendu en touches de nuancier Pantone. Le matériau n’est jamais hasardeux : l’image d’un Jackson Pollock en sirop de chocolat, brun et luisant, est un joyeux rappel à ce que la peinture a de sensuel et de gamin. Les kilomètres de fil gris qui bobinent un Piranèse touffu convoquent, eux, l’enfermement et le mystère de l’original. Ces gimmicks conceptuels tirent dans le mille, on médite sur la photo et ses mensonges, sur la nature du cliché, sur l’éphémère des œuvres d’art. La virtuosité technique a fait le reste, consacrant Muniz star du marché, dont les photos s’échangent à des centaines de milliers de dollars. Pigments. Dans la rétrospective que lui consacre la Collection Lambert, sous le titre de «Musée imaginaire», on se surprend à trouver une ampleur politique à son travail. Ses travaux les plus récents, de gigantesques remakes de toiles de maîtres en pigments purs ou déchirures de magazines, ne sont pas qu’une démonstration d’habileté photographique (même si elle se pose là). Ils ne font rien de moins que raviver le canon occidental. Avait-on besoin de Muniz pour s’attarder sur les couleurs des Coquelicots à Argenteuil de Monet, ou la composition d’une Dora Maar de Picasso ? Sait-on encore, aujourd’hui, voir des œuvres trop vues ? Ici, le rendu hypertactile les célèbre et les renouvelle, on veut plonger les mains dans les pigments, se perdre dans la couleur avant de reculer pour laisser l’image se reformer. Le tour de passe-passe mérite à lui seul une visite. On commence l’expo avec le documentaire Waste Land, sorti en salles l’an dernier. Le film réclame un peu de patience, il faut s’y attarder : on y voit Muniz travailler trois ans durant avec des ramasseurs de déchets de Jardim Gramacho, la plus grande décharge de Rio, et les faire poser pour des portraits composés avec les ordures qu’ils ramassent. Les tirages, inspirés de leur vie et de toiles de Goya, Michel-Ange ou David, ont été vendus aux enchères chez Sotheby’s, au profit des modèles. Cette description ne rend pas compte de l’humanité du film ni de la vitalité restituée, une fois encore, à des mythes éteints. Mais on y devine la démonstration efficace de ce que peut l’art aujourd’hui. L’autre mérite de ce détour chronologique, c’est de rappeler les origines de Muniz, qui continuent d’irriguer son travail. Par ELISABETH FRANCK-DUMAS









jeudi 23 février 2012

mercredi 22 février 2012

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